Traitement du biogaz

Qu'est-ce que le biogaz ?
 
Le biogaz issu de la fermentation anaérobique des déchets (sans contact avec l'air), c'est un gaz saturé en eau essentiellement composé de méthane (CH4), et de gaz carbonique (CO2). D’autres éléments tels que des composés organiques volatils (comme les alcools, les aldéhydes ou les siloxanes) et l’hydrogène sulfuré entrent dans sa composition.
 
Comment capter le biogaz ?
Lorsqu'un casier est créé, c'est après environ 5 mois d'exploitation que le casier commence à produire du biogaz. Ce biogaz est capté de façon optimale par 2 procédés :

1) des puits verticaux

2) des tranchées drainantes reliées aux puits verticaux, pour capter le biogaz en bordure de casier

 

Avec ces deux procédés de captage, l'intégralité du biogaz produit est captée.
Le biogaz est ensuite canalisé, par le biais de conduites , les conduites issues des différents puits sont reliées à une conduite centrale. Les conduites centrales acheminent le biogaz dans une nourrice de récupération du biogaz.

Nourrice centrale :

 

L'ensemble du réseau est mis en dépression : une machine appelée "surpresseur" procède à une aspiration continue pour pouvoir capter le biogaz et mettre les massifs de déchets en dépression.
Chaque puits est muni d'une vanne permettant de régler le niveau d'aspiration et ainsi obtenir un gaz plus ou moins concentré en méthane.
Des mesures de concentration, de dépression et de débit sont effectuées tous les jours et permettent de contrôler de manière pércise le dégazage du site.
 
La valorisation du biogaz
 

Depuis le mois de juin 2016, il n’y a plus de valorisation électrique du biogaz (moteur), cela à cause d’une baisse générale de la production de biogaz constatée sur l’ensemble du site, l’installation a donc été démantelée.

Dès lors une nouvelle installation de valorisation du biogaz a été mise en place par le SICTOM de la Bièvre, il s’agit du TRANSVAP’O.

Ce procédé consiste à valoriser thermiquement le biogaz, une partie évaporateur a été installée sur la partie haute du fût de la torchère. Des buses d’aspersions vaporisent du perméats de nanofiltration (rejet traité) et grâce à la chaleur dégagée lors de la combustion du biogaz dans le fût de la torchère, il y a évaporation du rejet.

Cela permet de diminuer notre quantité de rejet traité allant au milieu naturel.